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Quand et comment je suis devenu photographe pro

J’ai beaucoup d’appels de millenials et autre fringuant(e)s représentant(e)s de la génération Z au standard, pour me demander depuis quand je suis photographe pro et comment j’ai commencé.


Banlieue de Tokyo, 23 mars 2009

Cette vue urbaine est la première photo que j’ai vendue en agence. C’est un peu la première photo de ma carrière de photographe pro. Je l’ai prise en 2009, à Tokyo, depuis le bus qui me menait de l’aéroport Narita à la gare de Yokohama.


A l’époque, ça faisait déjà un an que j’avais tout vendu - sauf une valise de fringues, un pc portable et deux reflex Pentax, pour partir tenter l’aventure en Inde. Je me suis inscrit comme artiste-auteur en mai 2008, et quelques mois plus tard, j’arpentais les rues de Chennai, New Delhi et Mumbai, shootant des scènes de vie urbaine avec la ferme intention de vivre de mes images et en étant tout à fait conscient que ça n’allait pas arriver du jour au lendemain. Mais il fallait bien commencer quelque part.


Chennai, quartier de Poes Garden - mai 2008, l'une de mes toutes premières photos prises en Inde

A l’été 2008, une rencontre au hasard d’un café de Chennai me menait à mon premier reportage de commande. Il s’agissait de réaliser une série de photos sur le “tourisme médical”, pour un journal texan (oui oui, vous avez bien lu). Je devais accompagner une journaliste américaine dans divers établissements médicaux indiens accueillant des patients étrangers. une première expérience stressante juste ce qu’il faut et surtout très intéressante ! Je décidais donc de pousser un peu plus l’expérience du photo-journalisme.


Medical Tourism - Reportage photo 2008

Un premier rendez-vous chez Associated Press à New-Delhi s’est chargé de bien me re-poser les pieds sur terre : si je voulais travailler pour la presse, j’allais devoir être à l'affût, prêt à partir à chaque instant pour couvrir les sujets les plus tranchants. Ma première réaction fut d’avoir peur. Clairement je ne me sentais pas à la hauteur - pas photographiquement mais humainement. Il y avait là dedans quelque chose d’excitant mais je ne pouvais pas me départir de ces petites alarmes qui hurlaient dans mon crâne. Si je me lançais sur ce chemin, je n’allais pas tenir le choc. Le danger physique d’abord, sincèrement, je ne sais pas si j’aurais pu l’affronter. Mais malgré la peur, durant quelques semaines j’ai tout de même sérieusement contemplé l’idée d’être un tel reporter. Je ne suis pas quelqu’un de particulièrement courageux mais je crois fermement qu’une expérience mérite d’être tentée dès lors qu’elle s’impose comme une évidence. Hors, plus j’y réfléchissais et plus je comprenais une chose, je n’avais pas tant peur pour mon corps que pour mon âme.


En montant les escaliers vers les bureaux d'Associated Press, New Delhi, été 2008

Après quelques temps, ma seule véritable certitude était que je ne voulais pas gagner ma vie et me construire en tant qu’artiste sur des catastrophes et des drames. Je ne juge pas les photographes de guerre et autres reporters ou artistes qui traitent des sujets sociaux, montrent la misère… Bien au contraire, j’ai réalisé que je serais bien incapable de faire ce qu’ils font et j’ai pour eux le plus grand respect.


C’est donc bien humblement que je décidais de réorienter mes recherches professionnelles vers des agences plus spécialisées.


Tokyo, Shibuya crossing - photo publiée en double page dans le magazine Bouts du monde en 2010

Lors d’un bref retour en France, début 2009, j’avais le plaisir de recevoir une réponse à un mail envoyé quelques moi plus tôt à une agence de presse spécialisée dans la photo de voyage : l’Agence ANA. Je rencontrais alors Jacques du Sordet, directeur de l’agence. Jacque m’a très chaleureusement accueilli dans la petite agence située en face du métro Denfert-Rochereau et m’a tout de suite donné les clés de son serveur FTP. Ensuite je ne manquais pas d’envoyer mes photos au fur et à mesure de mes déplacements, que j’aille au bout de la rue (à l’époque j’habitais à Mumbai), ou au Japon.


L’agence disposant également d’un espace galerie, c’est également grâce à elle que j’ai pu vendre mes premières œuvres originales.


La mousson à Bombay, ma première photo vendue sous forme de tirage original en galerie

Ensuite, courant 2010, je rentrais définitivement en France. C’était le début d’une nouvelle vie et d’une nouvelle étape photographique. Mais ça c’est une autre histoire.


Voilà, vous vouliez savoir quand et comment j’ai commencé. Ces quelques lignes vous relatent mes début professionnels. Mais en fait, c’est pendant l’enfance que j’ai vraiment commencé à être photographe. Mais ça aussi c’est une autre histoire.


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Thierry VINCENT

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