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La photo industrielle, comment ça marche ?

J’ai beaucoup d’appels au standard, notamment au sujet de la photo industrielle. Une question qui revient beaucoup : la photo industrielle, qu’est-ce que c’est que ça ?



Un site industriel c’est souvent une histoire, des métiers de tradition ; c’est aussi un microcosme qui vit au quotidien en ne cessant de penser à l’avenir - en tant qu’entreprise comme à titre individuel. Entre savoir-faire ancestraux et nouvelles technologies, entre veilles de retraites et premières embauches, il y a des gestes sûrs, du partage et de l’échange, des process et des produits pensés et sans-cesse améliorés. Au delà de l’entreprise elle-même, de son image et de ses produits, il y a des humains qui conçoivent, planifient, transforment, assemblent, livrent… Et tout ça me fascine, de l’architecture rigoureuse des bâtiments au formes abstraites des matières premières, des machines aux tableaux de bord dignes d’un vaisseau spatial aux gestes sûrs des travailleurs… Et surtout cette lumière si particulière qui baigne les allées et les postes de travail.



La photo industrielle, qu’est-ce que c’est ?

La photo industrielle c’est tout simplement une pratique photographique qui se concentre sur ce sujet : l’industrie. Comme on vient de le voir, c’est un sujet vaste et fascinant qui englobe tout un tas de thématiques convergentes comme le bâti (architecture, flux, etc.), les moyens de production (machines, outils…), les matières et matériaux, les métiers et surtout les humains, le savoir faire, les produits… Bref la photo industrielle c’est, à mon humble avis, la synthèse de plusieurs pratiques photographiques allant de l’architecture au portrait en passant par la nature morte et  la photo d’action. Le résultat montre une usine, une unité de production dans son ensemble, de façon réaliste, contemporaine et valorisante.



Des photos réalistes et contemporaines

Souvent on m’appelle pour photographier une nouvelle installation, une nouvelle machine, ou pour mettre en avant des process très technologiques. La nouveauté est un des facteurs du présent qui nous tourne le plus vers l’avenir. Le but de ces photos est donc souvent de montrer que l’entreprise est en marche vers le futur. Mais, même s’il n’en est pas question sur le moment, ces photo permettent aussi l’écriture de l’histoire de l’entreprise. Demain, elles seront le passé. Au delà de leur aspect valorisant, les photos participent à la mémoire.



Des photos valorisantes

Montrer le monde du travail de façon positive, n’y -a-t-il pas tromperie, déguisement de la réalité ? Pas pour moi, pas dans MA photographie industrielle. Chaque photographe a ses propres centres d’intérêt, ses obsessions, sa vision du monde. Certain vont s’intéresser à la dimension sociale de leur sujet, certains messages seront politiques, d’autres au contraire s’attacheront à rester d’une grande neutralité… Pour ma part, ce qui me fascine dans le monde industriel (et dans le monde tout court d’ailleurs) c’est l’intelligence humaine et la façon dont elle se déploie, la façon dont l’humain hérite, perpétue, imagine, conçoit et évolue.


Reportage industriel : mode d'emploi



Pour travailler une série de photos sur un site industriel, je progresse généralement du général vers le particulier. Mais avant toute chose, je me rends sur le site, je visite et surtout je rencontre et j’échange. J’adore découvrir, j’adore qu’on m'explique, j’ai besoin de comprendre. Ce premier contact est crucial, il me sert à m'imprégner de l’âme du site.


Une fois sur site, reflex en main, il est donc temps de parler en image, construire des phrases visuelles à l’aide de la grammaire photographique.


Règle numéro 1 : toujours prendre son temps.

Ne jamais chercher à expédier une étape pour passer vite à la suivante. Je suis un peu de la vieille école, je shoote peu et je m’applique autant que possible à composer des images rigoureuses. Chaque angle, chaque objectif, chaque réglage est le résultat d’un choix à priori - autant que faire se peut - plutôt que par défaut.


Règle numéro 2 : faire des photos droites et soigneusement composée.

Je n’aime pas les images en déséquilibre. Cette règle ne s’applique pas à tous les sujets, mais dans un contexte industriel, je trouve que des images droites et relativement symétriques expriment bien le sérieux, la rigueur et la qualité. Avec un peu d’imagination et de technique, je vais également m’attacher à exprimer le mouvement et le dynamisme, ça n’est pas incompatible avec la rigueur et la symétrie, bien au contraire. Le but de l’exercice est d’immerger l’observateur dans un univers où sécurité et maîtrise ne sont pas de simples règles arbitraires, mais plutôt les garants de la créativité.



Règle numéro 3 : Varier les focales / varier les points de vue.

Attention à toujours shooter les vues basiques en premier (vues générales, descriptives), ce sont ces photos là qui servent de colonne vertébrale au reportage. Ensuite on peut se concentrer sur des détails, des gestes, des ambiances...  J’aime utiliser le grand-angle, voir l’ultra grand-angle pour être au contact d’un sujet en action. Je n’hésite pas à prendre de la hauteur (mezzanine, nacelle, échelle… en veillant à toujours respecter les règles de sécurité), ou au contraire à m’allonger par terre. Pour chaque reportage je me fais explorateur d’un nouveau monde.



Un reportage industriel c’est avant tout une question d’équilibre. Je ne parviens à réaliser une bonne “série photographique” qu’en prenant soin de faire des images variées, complémentaires et ayant une unité. En d’autres termes je fais mes photos les unes par rapport aux autres. Les notions de grammaire photographique et de visual story telling sont très importantes - de grands mots, finalement pas si difficiles à mettre en pratique. Pour bien visualiser la chose, voir s'entraîner, il suffit de regarder des scènes de film sans le son et essayer de comprendre comment le chef op’ s’y est pris. Sans une bonne bonne grammaire, difficile de faire tenir une bonne histoire.



Que les choses soient clair, ce que je vous livre ici c’est mon humble vision. Je ne prétends pas avoir la science infuse et encore moins le bon goût universel.


D’autres photographes font de l’industriel de façons complètements différentes et jamais je ne dirai que leurs travaux sont mieux ou moins bien que les miens. La beauté est dans les yeux de celui qui regarde. Chacun sa sensibilité, chacun sa vision et c’est sur ce point très précis qu’en tant que client vous devriez faire votre choix.


Choisir un photographe n’est pas exactement comme choisir un véhicule utilitaire. Demandez toujours plusieurs devis, c’est la base, mais ne vous arrêtez pas à la dernière ligne. Googlez les photographes ! il y en aura forcément un que vous apprécierez plus que les autres. Si vous aimez ce que vous voyez sur son site web, son facebook, son compte instagram ET si le courant passe bien quand vous vous rencontrez, il y a de grandes chances que vous soyez satisfait de son travail. Le budget est certes important, mais il ne devrait pas être le seul critère de décision. La relation entre un photographe et son client est avant tout humaine.


Th/V


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Texte et photographies © Thierry Vincent


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Thierry VINCENT

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